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Les coulisses du Musée Grévin

La statut en cire de Donald Trump au Musée Grévin à Paris. © Christophe Archambault / AFP

Donald Trump monopolise toute l’attention des médias depuis quelque temps. Vous êtes d’ailleurs certainement en train de suivre la journée de son investiture où il va officiellement devenir le 45e président des Etats-Unis ce 20 janvier. En France aussi, Trump est sous les projecteurs. Jeudi 19 janvier, le Musée Grévin a installé son double au sein du musée parisien.

Dans le plus grand secret, le Musée Grévin a commencé la fabrication de son personnage en cire après les résultats « surprises » de l’élection Américaine. Vu que le Musée avait misé sur l’élection d’Hillary Clinton, le personnage en cire de Trump a été réalisé dans un temps record – au bout de deux mois intensifs de travail (normalement il faut 6 mois pour faire un personnage) – afin de pouvoir l’installer au Musée avant l’investiture. Challenge réussi ! 

La ressemblance entre Trump et son avatar est frappante. Il faut dire que c’est un travail de longue haleine. Dans les ateliers de confection de ces célèbres statues, tout est pensé dans le moindre détail pour que le résultat soit le plus saisissant possible. Le lieu est depuis toujours fermé au public mais A Nous Paris a eu le privilège de découvrir les coulisses du Musée Grévin en exclusivité et les dessous de la fabrication du personnage en cire de Donald Trump et des autres « stars » du musée.

Un peu d’Histoire : Le premier journal 3D

A la fin du 19e siècle, Arthur Meyer, journaliste et fondateur du quotidien Le Gaulois, eut l’idée de présenter à ses contemporains les personnalités qui faisaient la Une de son journal mais cette fois en trois dimensions. C’est la raison pour laquelle le Musée Grévin est souvent appelé « le premier journal 3D ». L’idée était de « mettre un visage » sur les personnalités qui faisaient l’actualité car à l’époque la télé n’existait pas et la photo n’était pas beaucoup utilisée par la presse. Pour mener à bien son projet, il a fait appel à Alfred Grévin, dessinateur humoristique, créateur de costumes de théâtre et sculpteur. C’est comme ça que le Musée Grévin est né.

Les ateliers costumes

© Lucie Augé / A Nous Paris

Pour commencer le début de notre visite de cette manufacture peu ordinaire située au 37/41 rue Louise Weiss, direction les ateliers de costumes. Sur un mannequin, la reproduction de la veste rouge de Mick Jagger y est est installée. Au fond de la pièce, des tissus de toutes les couleurs sont entassés sur une gigantesque étagère. Deux personnes sont en train de coudre des pantalons, des vestes… à la main. Pour habiller les personnages de cire, il s’agit de reprendre le « costume phare » de la personnalité et de la reproduire à l’identique aux bonnes dimensions. Pour cela, les créatrices de costumes s’appuient sur des photos. Pour certaines personnalités, le costume peut même changer de temps en temps.

Les ateliers de sculptures


© Lucie Augé / A Nous Paris

C’est certainement l’étape la plus importante. Ici, le sculpteur prend le temps de rencontrer la personnalité – si c’est possible – pour faire un scanner complet de la tête et du corps. Dans cas contraire, le sculpteur se base sur des photos de presse et examine à la loupe les moindres détails du corps de la personne et se renseigne sur les mensurations de cette dernière. Pour Trump, le sculpteur n’a pas eu l’occasion de le rencontrer en personne mais avait de nombreuses photos à sa disposition. Dans un coin de l’atelier, le buste de Trump nous tourne le dos. La sculpture n’est pas encore terminée…

© Lucie Augé / A Nous Paris

Pour sculpter la tête, le sculpteur utilise de la Plastiline, une pâte à modeler qui ne sèche jamais. La précision de reproduction est de 1/10e de millimètre près. Avec la Plastiline, on peut faire apparaitre facilement des rides ou un grain de peau particulier. Pour toutes les statues du Musée Grévin, il s’agit de modelages creux pour pouvoir y insérer les dents et les yeux dans un second temps. En tout, faire la sculpture de la tête prend entre 5 et 7 semaines. Cela peut aller jusqu’à 4 mois pour les personnalités qui n’ont pas pu venir à l’atelier. Une fois terminé, le sculpteur préfère même revoir la personnalité pour avoir un retour sur son travail et reprendre certains détails. 

Les ateliers de moulage

© Lucie Augé / A Nous Paris

Une fois la sculpture terminée, direction les ateliers moulage pour la tête, le corps et les mains. Seul la tête est en cire. Cela permet d’être au plus près de la peau. Le corps et les mains sont en résine, la plupart du temps. Les moules utilisés constituent les archives du Musée Grévin et sont disposés dans un stock Porte d’Aubervilliers. Avec un seul moule, on peut faire plusieurs tirages si besoin. 

Les ateliers d’implantation

© Lucie Augé / A Nous Paris

C’est l’étape la plus délicate et surtout la plus fastidieuse. Dans les ateliers d’implantation, la patience est la clef ! Des cheveux, de la barbe et des cils naturels sont implantés un à un dans la cire.  La pose des sourcils peut mettre une petite semaine et une quinzaine de jours pour la barbe. ​Il faut respecter le sens de l’implantation pour garder « la dynamique du poil » explique un artisan. Des stocks de poils et de cheveux sont triés par couleur dans de petites caisses sur une étagère. Quand les artisans se coupent les cheveux ou la barbe, ils gardent les poils pour s’en reservir sur les statues de cire. Ici, on se débrouille et on fait de la récup’.

Les ateliers peinture

© Lucie Augé / A Nous Paris

Pour que le rendu final soit le plus proche de la réalité, les peintres permettent à la statue de prendre vie. On voit les rougeurs qu’il peut y avoir sur la peau ou encore les veines qui ressortent…C’est tout simplement bluffant ! Ce n’est pas une étape qui prend beaucoup de temps. Par exemple pour la statue de Trump, la peinture de la tête a pris 4 jours réels et 2 jours seulement pour le corps. 

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